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Les journées se rallongent, le soleil est au rendez-vous, et la culture continue de fleurir en Outaouais ! À l’agenda : deux concerts mettant en vedette l’excellence musicale émergente québécoise, une exposition interactive aux saveurs tropicales, le grand retour de la Ligue Nationale d’Improvisation à Gatineau, une soirée hip-hop organisée par un nouveau studio de la région, une version contemporaine d’un classique de Molière, et un concert de musique sur instruments d’époque.

Voici les activités culturelles incontournables choisies par Le Pressoir pour le mois de mars en Outaouais :

Jusqu’au 14 avril : Exposition Euphorie tropicale par David Gumbs au Centre d’exposition L’Imagier

Le travail de l’artiste interdisciplinaire martiniquais David Gumbs nous plonge dans un univers coloré et animé avec une emphase sur la transformation. L’œuvre interactive au centre de l’exposition Euphorie tropicale nous met au cœur de sa création, nous invitant à manipuler les images et les sons grâce à la captation de nos mouvements. C’est une pièce qui « illustre l’interconnexion spirituelle de divers univers ou systèmes, qu’il soit humain, végétal, planétaire ou cosmique. »

Le mercredi 6 mars : Yoo Doo Right et Population II au Minotaure

Le groupe de rock expérimental montréalais Yoo Doo Right s’approprie les codes de différents genres musicaux, notamment le krautrock, le shoegaze et le post-rock, pour créer un ensemble de sonorités qui leur est propre. Leurs concerts vous submergent dans un bain de son à la fois mélodique et féroce qui vous transporte en dehors de votre corps. Ils seront précédés sur scène par la formation Population II, un trio rock psychédélique qui a lancé son deuxième album Électrons libres du québec l’an dernier, un disque infusé de jazz et de funk et sacré un des meilleurs albums québécois de 2023.

Le jeudi 7 mars : Match de la Ligue Nationale d’Improvisation à la Salle Jean-Despréz

Pour la première fois depuis 15 ans, la Ligue Nationale d’Improvisation est de retour à Gatineau. Organisé par Dimension Sportive et Culturelle, un organisme voué à la gestion d’activités parascolaires innovatrices, le match inclura des vedettes du Théâtre de la LNI, avec un premier match mettant de l’avant des personnalités de la région. L’activité agit également comme une levée de fonds pour la mise en œuvre d’un tournoi provincial d’improvisation pour les jeunes de 12 à 17 ans.

Le lundi 11 mars : Ciné Jonction présente Solo de Sophie Dupuis au Troquet

Suivant une incursion dans le monde du crime organisé montréalais et dans les mines du nord du Québec, c’est dans l’univers du drag que nous emporte Sophie Dupuis dans son troisième long métrage. Racontant une histoire d’amour destructrice entre Simon, étoile montante du Village, et Olivier, la nouvelle recrue, Solo est également une exploration de la dynamique familiale entre Simon et sa mère absente. Gagnant du meilleur film canadien lors du Festival international du film de Toronto 2023, Solo est un autre tour de force pour la jeune réalisatrice québécoise.

Le vendredi 15 et samedi 16 mars : Le Misanthrope de Molière à la salle Odyssée

Le Théâtre du Nouveau Monde présente son interprétation de la comédie de Molière, Le Misanthrope adaptée par le jeune prodige de la mise en scène Florent Siaud. À travers les personnages principaux d’Alceste, un indigné permanent, et de Célimène, une jeune veuve pour laquelle il est éperdument amoureux, Le Misanthrope explore les idéaux supérieurs, l’intransigeance et la vertu avec la plume incisive et humoristique de Molière.

Le samedi 23 mars : Concert Fantaisies pour théorbe, violon et clavecin au Château Monsarrat

Depuis 2009 l’organisme Les Plaisirs du clavecin se donne comme mission de promouvoir la musique sur instruments d’époque à travers sa programmation de concerts de musique classique qui puisent principalement dans le répertoire des œuvres du XVIIe au XVIIIe siècle. Leur prochain spectacle, qui aura lieu dans le magnifique Château Monsarrat, présentera Michel Cardin au théorbe, Geneviève Petit au violon baroque et Johanne Couture au clavecin dans une exploration musicale du répertoire baroque.

Le samedi 30 mars : Sheenah Ko et Valence au Minotaure

La musicienne pop irlandaise chinoise Sheenah Ko, connue grâce à ses collaborations avec les groupes The Besnard Lakes et Bedouin Soundclash, lance sa carrière solo en 2020 avec son premier album Nowhere In Time. L’année dernière elle lance son deuxième album Future Is Now, récoltant le prix Album pop de l’année au 18e Gala Alternatif de la Musique Indépendante du Québec. Elle partagera la scène avec l’auteur-compositeur-interprète Vincent Dufour, alias Valence, qui vient tout juste de lancer son dernier opus La nuit s’ach​è​ve, que la critique qualifie de « indie-pop raffinée. » Il est également le premier lauréat de la bourse Karim Ouellet, une bourse mise en place pour encourager l’émergence de nouveaux talents et le développement de leur carrière, récemment remise lors du cocktail d’ouverture de RIDEAU 2024.

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Le mois de février est peut-être le plus court de l’année, mais il n’est certainement pas à court d’options culturelles. À l’agenda : une exposition collective à caractère inclusif; un concert triste, mais grunge; un festival de musique de chambre dans un contexte enchanteur; un premier long métrage pour une réalisatrice gatinoise; le retour du plus grand rendez-vous littéraire de l’Outaouais; un souper-spectacle humoristique; un géant du blues en concert dans la MRC des Collines-de-l’Outaouais; et une comédie musicale inspirée d’un film culte des années 80.

Voici les activités culturelles incontournables choisies par Le Pressoir pour le mois de février en Outaouais :

Du 1er au 14 février : Exposition collective La Lanterne à la Galerie Old Chelsea

La Lanterne est un organisme dont la mission est d’aider les personnes vivant avec une déficience intellectuelle à prendre conscience de leur valeur en tant qu’individus. L’organisme a fait appel à une enseignante d’art afin de venir accompagner les participant.e.s dans la création d’œuvres et la Galerie Old Chelsea vous invite à découvrir le résultat lors d’une exposition collective. « La participation à des activités artistiques a renforcé leur confiance et leur estime de soi [et] a également amélioré leur concentration, leur motricité fine et leur coordination, ainsi que leur capacité à communiquer et à socialiser avec les autres », selon la directrice du centre. Nous appuyons chaudement cette initiative !

Le samedi 3 février : Safia Nolin en concert au Minotaure

Une des voix les plus importantes de la scène musicale québécoise, Safia Nolin est de retour à Gatineau pour une soirée intime au Minotaure. Accompagnée de son acolyte Marc-André Labelle, artiste de son et coproducteur de plusieurs de ses compositions, elle entame une tournée québécoise et nous promet « propagande Queer, merch pay-what-you-can et chansons tristes, mais grunge au menu. » En attendant son prochain album, on vous recommande de découvrir son dernier EP, intitulé ET SI, DE/main l’oiseau, ainsi que sa première composition en anglais Carrie.

Les 10 et 11 février : Festival de musique de chambre Collines-en-musique à La Fab sur Mill

Le Centre des arts La Fab sur Mill à Chelsea accueille l’édition 2024 du Festival de musique de chambre Collines-en-musique pour deux soirées éclectiques mettant en lumière les différentes facettes de la musique de chambre. Une première soirée sera dédiée aux traditions espagnoles, françaises, allemandes et turques tandis que la deuxième soirée sera dédiée à la musique de chambre vocale et instrumentale des compositeurs Korngold, Piazzola, Rodrigo et Gershwin. Une occasion parfaite de découvrir les travaux de restauration du bâtiment patrimonial de l’Église Unie, entrepris par La Fab sur Mill depuis quelques années.

Lundi 12 février : Ciné Jonction présente Vampire humaniste cherche suicidaire consentant au Théâtre de l’Île

Pour son premier long métrage, la réalisatrice gatinoise Ariane Louis-Seize nous propose une comédie existentialiste à la fois hilarante et touchante. Vampire humaniste cherche suicidaire consentant raconte l’histoire de Sasha, une jeune vampire pour qui l’éthique va à l’encontre de sa nature. Une rencontre avec Paul, adolescent suicidaire, lui offre une potentielle sortie de secours et un répit aux pressions de sa famille. Nous avons eu la chance d’assister à une première en octobre dernier et nous en sommes ressortis complètement sous le charme des comédiens et impressionnés par les talents de l’équipe de création.

Du 22 au 25 février : Le Salon du livre de l’Outaouais au Palais des congrès de Gatineau

Événement littéraire indispensable, le Salon du livre de l’Outaouais est de retour pour sa 45e édition. En plus des centaines d’exposants et de maisons d’édition, tous réunis sous la thématique « À voix hautes, » le public aura droit à des lectures publiques, des entretiens, des conférences, des spectacles hors les murs, une projection de film, et le vernissage d’une exposition sur la résistance autochtone. Cette année le SLO, en collaboration avec la Ville de Gatineau, accueille également le spectacle documentaire Mononk Jules, basé sur le livre du même titre de l’auteur, dramaturge et marionnettiste Wendat, Jocelyn Sioui. Tout culture aura le grand plaisir d’offrir un moment de répit aux gens grâce au Lounge Tout culture, un espace de détente au centre du SLO.

Le samedi 24 février : Louis T au Carrefour culturel ESTacade

Dans sa série de soirées soupers-spectacles, le Carrefour culturel ESTacade accueille l’animateur, chroniqueur et humoriste Louis T dans le cadre de la tournée de son nouveau spectacle Mâle Alpha en rodage. Dans ce troisième one-man-show, il adresse sa nouvelle douceur en tant qu’homme depuis qu’il est devenu papa dans un portrait drôle sur la masculinité moderne. Agrémentés d’un souper gastronomique préparé par le Chef Moreno, les cabarets du Carrefour culturel ESTacade vous offrent toutes les conditions d’une soirée parfaite.

Le samedi 24 février : JW-Jones en concert à la Grange de la Gatineau

Originaire d’Ottawa, le musicien JW-Jones est considéré comme un des meilleurs guitaristes de blues moderne. Récipiendaire du prix Meilleur Guitariste au International Blues Challenge en 2020, il a joué aux côtés des plus grands noms de la scène du jazz et du blues, incluant le légendaire Buddy Guy. L’an dernier il lance son plus récent album Everything Now, produit avec Gordie Johnson du groupe mythique canadien Big Sugar. Témoignez de son talent lors de son spectacle en formule trio à La Grange de la Gatineau, accompagné du batteur Joel Oppong-Boateng et Jacob Clarke à la basse.

Du 25 février au 9 mars : 9 à 5, La comédie musicale au Théâtre de l’Île

Basée sur le film culte des années 80, mettant en vedette Jane Fonda, Lily Tomlin, et Dolly Parton, 9 à 5, La comédie musicale est une adaptation populaire de cette histoire d’émancipation féminine sur le marché du travail. Produite par L’Artishow, cette adaptation, d’une mise en scène et direction artistique de Jo-Anne Donoghue, raconte les péripéties de trois femmes poussées à bout par leur patron sexiste, égoïste, menteur et hypocrite. Sauront-elles prendre leur revanche ?

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Chaque mois nous vous présentons un album à découvrir sur la plateforme de musique Bandcamp dans le cadre de leur initiative Bandcamp Fridays. Cette initiative vise à appuyer les musiciens et musiciennes en leur versant 100 % des recettes de ventes effectuées le premier vendredi de chaque mois.

Ce mois-ci nous vous présentons l’auteur-compositeur-interprète Wassim, un résident de Gatineau qui depuis quelques années se consacre à sa carrière d’artiste. Ce père de famille, qui a déjà été directeur technique pour une association sportive et promoteur immobilier, vient tout juste de lancer son premier mini-album intitulé Portrait lors d’un concert de lancement à guichet fermé à la salle Jean-Despréz. La mort de son quatrième enfant, Karim, chamboule sa vie et le pousse à revoir ses priorités et se lancer en musique sur un « coup de tête… réfléchi ».

Après avoir déniché un rôle dans une production de L’Artishow et de s’être impliqué avec l’Orchestre symphonique de Gatineau, il était temps de se consacrer pleinement à l’écriture de ses propres compositions. Wassim participe au camp de la chanson de Petite-Vallée où sa vision artistique se concrétise. Grandement influencé par la tradition de la chanson française, dont notamment Charles Aznavour, ses compositions sont teintées de son amour pour les morceaux piano-voix d’artistes tels que Daniel Bélanger et Pierre Lapointe.

En résulte une collection de sept chansons qui offrent un survol sur la vie de ce jeune passionné à multiples identités : mari, père, québécois, immigrant, et artiste. Son amour pour sa conjointe et sa famille est en évidence à travers ses textes, dont sur « Rimouski » où il raconte son histoire d’amour longue distance à travers ses vas et viens entre sa ville natale et sa ville d’adoption. Sur son premier simple « L’Artiste » il rend hommage à sa nouvelle carrière grâce à une composition entrainante aux sonorités est-européennes, accompagné des musiciennes Nicole Arrage et Elissa Nakhle. Il enregistre son album au Studio Bulldog de Longueuil où il travaille étroitement avec le réalisateur et compositeur David Senecal, qui signe la production de son album.

Ce n’est qu’un début pour cet homme d’affaires devenu artiste. Avec sa motivation infatigable et son charisme contagieux, vous êtes certains de ne pas rester indifférents. Pour célébrer l’anniversaire d’un mois du lancement de son album, vous le trouverez sur scène au bistro-bar Le Troquet le 12 décembre prochain (un des événements incontournables du Pressoir pour le mois de décembre) accompagné de Tristan Guay pour un spectacle gratuit en guise de cadeau des fêtes.

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Une autre année tire à sa fin, mais notre communauté culturelle n’a pas l’intention de ralentir la cadence au courant des prochaines semaines. À l’agenda : un concert mettant en vedette la pop québécoise alternative; un concours ludique, pour tous les âges, signé par la Maison des arts littéraires les Ami.e.s imaginaires; un concert choral célébrant des compositrices du début du XXe siècle; un doublé local de chansons francophones; un premier one-man-show pour un comédien chevronné; un spectacle hivernal avec des icônes québécoises de la chanson; et deux expositions grandioses où la nature est au centre de la création.

Voici les activités culturelles incontournables choisies par Le Pressoir pour le mois de décembre en Outaouais :

Le dimanche 3 décembre : Laurence-Anne en concert avec Bibi Club au Minotaure

L’univers musical et visuel de la chanteuse pop alternative Laurence-Anne est à la fois déjanté et luxuriant, oscillant habilement entre le passé et le futur. Sur son plus récent album Oniromancie, Laurence-Anne, en collaboration avec le producteur François Zaïdan, nous enveloppe de sonorités envoûtantes plus lousses et vaporeuses que sur ses projets précédents. Elle sera accompagnée du projet folk-pop intimiste Bibi Club, un duo formé d’Adèle Trottier-Rivard et de Nicolas Basque (du groupe Plants and Animals), qui ont lancé leur premier album Le soleil et la mer en 2022.

Le samedi 9 décembre : Concours intergalactique de menteries de l’Outaouais à l’Espace René-Provost

Une soirée où « l’invraisemblable côtoie de près le (presque) impossible et les saviez-vous-que improbables » avec nos menteurs et menteuses professionnels : Dominique Deslongschamps, Mafane, Stéphane Guertin, Yoda Lefebvre et Éric Gauthier. Le concours intergalactique de menteries de l’Outaouais est une activité parfaite pour toute la famille, signée la Maison des arts littéraires présentée avec la collaboration des Ami. e. s imaginaires.

Le samedi 9 décembre et dimanche 10 décembre : Concert du Chœur classique de l’Outaouais : Paris, au tournant du XXe siècle à l’Église Saint-François-de-Sales

Le Chœur classique de l’Outaouais, récemment couronné projet coup de cœur à la 24e édition des Culturiades pour leur projet Chanter Riopelle, au-delà des mots, vous invite à faire un voyage de découvertes françaises. Sous la direction de Tiphaine Legrand, le Chœur classique de l’Outaouais vous plongera dans l’esprit de Noël grâce à leur interprétation d’une collection de chansons des compositeurs et compositrices parisiens du tournant du XXe siècle, incluant Mel Bonis, Cécile Chaminade, Lili et Nadia Boulanger, Maurice Duruflé et Francis Poulenc.

Le mardi 12 décembre : Wassim en spectacle avec Tristan Guay au Troquet

Suite au récent lancement à guichet fermé de son premier album Portrait, l’auteur-compositeur-interprète gatinois Wassim offre un concert gratuit en plateau double avec Tristan Guay au resto-bar Le Troquet. Celui qui s’est lancé en musique pendant la pandémie plonge à deux pieds dans cette nouvelle carrière avec dynamisme et beaucoup d’entrain. Grandement inspiré de la chanson française, Portrait est intime et révélateur. À l’occasion de ce « concert cadeau », Wassim sera accompagné par son confrère musical de l’Outaouais Tristan Guay, anciennement du groupe Maggie’s March, qui fait maintenant carrière solo avec ses compositions pop-rock francophones.

Le samedi 16 décembre : Richardson Zéphir présente Zéphir à la Scène PNG — École polyvalente Nicolas-Gatineau

L’humoriste Richardson Zéphir à du charisme à revendre donc ce n’est pas surprenant qu’il sorte de[IP1]  la maison Big Brother Célébrités avec le prix du public. Son premier one-man-show Zéphir est un amalgame de sa carrière qui a débuté il y a plus de 10 ans avec son groupe Les Grands Burlesques. « Toutes ses cordes à son arc teintent l’ensemble de Zéphir, où notre cabotin se raconte, joue, imite et improvise avec grande aisance » indique Marie-Josée R. Roy dans sa critique pour le journal Métro, promettant un spectacle où Richardson « se présente, se dévoile, ni plus, ni moins. »

Le jeudi 21 décembre : Pierre Lapointe présente Chansons hivernales à la salle Odyssée

Produit de plus d’une année de travail et « d’une profonde réflexion… sur Noël et son esthétique en tant que phénomène social », le spectacle Chansons hivernales de Pierre Lapointe promet d’être grandiose. Ce dernier assure un « bon gros souper de Noël qui va lever, avec des imprévus » avec une vingtaine de bonshommes de neige gonflés géants. Lapointe est accompagné sur cette tournée par Mélissa Laveaux en plus d’une rotation de toute une brochette d’icônes québécoises, notamment Mitsou, Nathalie Simard, Patrice Michaud et Laura Niquay (c’est Simard que Gatineau aura l’honneur d’accueillir).

Jusqu’au 20 janvier 2024 : L’exposition Mirement/L’instabilité par Geneviève Chevalier à la Galerie UQO

Nous voici à l’aboutissement du projet d’envergure Mirement/Towering de l’artiste en arts visuels et médiatiques Geneviève Chevalier. Présenté en trois parties, en plus d’une publication maintenant disponible, le projet s’intéresse à la perte de biodiversité et à la crise climatique dans « un monde vivant décontextualisé, simplifié et exploitable. » Dans cette troisième et dernière partie du cycle, le résultat d’un projet de recherche sur la côte sud de l’Angleterre ainsi qu’à Londres, Chevalier explore l’érosion de la côte jurassique anglaise en parallèle avec l’instabilité de notre système économique à travers la vidéo, la photographie et le texte.

Jusqu’au 28 janvier 2024 : L’exposition Ce lieu est là où je suis par Emily Rose Michaud au Centre d’exposition l’Imagier

Artiste et éducatrice interdisciplinaire de Gatineau, Emily Rose Michaud s’intéresse aux cours d’eau de l’Outaouais et sa nouvelle exposition au Centre d’exposition L’Imagier est en quelque sorte une ode à la rivière des Outaouais, cette rivière qui contient autant d’histoires que de noms. Plus qu’une exposition, Ce lieu est là où je suis est une installation monumentale et une expérience participative qui fait appel à tous les sens. Matériaux naturels, vitres, céramique, projections, roches, argile, tous sont intégrés dans une mosaïque vivante qui tente d’atténuer notre écoanxiété.

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Si vous avez fréquenté le Vieux-Hull dans les vingt dernières années, il y a de fortes chances que vous avez eu l’occasion de témoigner du talent de David Dufour, alias D-Track, sur les différentes scènes de ce quartier emblématique de Gatineau. David porte plusieurs chapeaux, en plus d’être à la fois rappeur, poète et slammeur, il travaille également au sein de l’équipe de l’Association des auteurs et auteures de l’Outaouais où il aide à faire rayonner d’autres talents de la région.

C’est à la fin des années 90 que l’écrivain s’est lancé dans l’arène des « rap battles » à Hull, quand les rivalités entre les différentes villes de Gatineau étaient encore d’actualité. Maintenant avec cinq albums solos à son actif, en plus de ses EP et différents projets collaboratifs, D-Track est un vétéran de la scène hip-hop québécoise. On note souvent ses textes incisifs et authentiques, où il se prononce sur sa propre vie et sa ville natale, mais aussi sur les divers fléaux sociétaux qui nous affligent en ce moment. On peut le placer dans le panthéon du hip-hop conscient, aux côtés de rappeurs tels que Mos Def, Shad, et Kardinal Offishall, grâce à ses paroles qui mettent en lumière des causes comme la libération du peuple palestinien et la réconciliation avec les communautés autochtones.

En 2021, au plein cœur du confinement, D-Track lance l’album collaboratif Hull avec son acolyte Nicholas Craven, compositeur et producteur gatinois. C’est un album à la fois hyper personnel, parlant de sa vie de parent autant que sa vie d’artiste, mais aussi universel, jetant son regard tranchant et sa plume caustique sur plusieurs sujets d’actualité, dont la pauvreté et la toxicomanie. Il est appuyé par plusieurs grands noms du hip-hop francophone, notamment le rappeur français Akhenaton et membre du collectif Alaclair Ensemble, Robert Nelson.

Plus tôt cette année il lance son dernier album, Territoiredelours, faisait référence au fait que l’Outaouais est une des régions où il y a le plus d’ours bruns au Québec et pour rappeler les gens les dangers de l’étalement urbain. Cette fois-ci, ce sont principalement les talents de producteurs de D-Track qui sont à l’avant-plan, avec l’ajout de quelques collaborations avec des rappeurs de la relève, dont CHAM rapper et SeinsSucrer. L’album se mérite une nomination au GAMIQ dans la catégorie « Album rap de l’année », aux côtés d’artistes tels que Calamine, LaF et Dope.gng. En espérant que D-Track reparte gagnant le 27 novembre prochain !

Découvrez l’ensemble de la discographie de D-Track sur Bandcamp et téléchargez son dernier album Territoiredelours.

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Même si la période hivernale cogne à nos portes, il n’est pas l’heure d’hiberner! À l’agenda : un enregistrement d’un balado populaire devant public, une journée de portes ouvertes par un collectif d’artiste dans le Vieux-Hull, un laboratoire public d’une pièce autobiographique, une exposition et film qui explore l’anti-art et une autre qui rend hommage au militantisme environnemental, un spectacle de fin de résidence littéraire musicale, une conférence sur le patrimoine cinématique de l’Outaouais, et un concert regroupant deux groupes de la relève musicale québécoise.  

Voici les activités culturelles incontournables choisies par Le Pressoir pour le mois de novembre en Outaouais :  

Le jeudi 2 novembre : Enregistrement du balado Couple ouvert devant public à la Salle Odyssée 

La série balado Couple ouvert, animée par le couple en vraie vie formé de Thomas Levac et Stéphanie Vandelac, est devenue un incontournable de la scène humoristique québécoise depuis son lancement il y a à peine deux ans. À chaque épisode, on invite un humoriste québécois à venir se confier et à régaler le public d’anecdotes croustillantes, saupoudrées des expériences vécues par les animateurs. Mais c’est sur scène devant public que le balado prend vie, où on peut entendre les réactions des gens à vif, comme lors du « spécial dates » enregistré en direct de Gatineau lors du Festival de la radio numérique 2023. Il ne reste que quelques billets, donc faites vite!  

Le samedi 4 novembre : Portes ouvertes par Les artistes du 135 Eddy

Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de faire une incursion dans l’univers créatif des artistes visuels de la région, donc lorsqu’ils ouvrent leurs portes, on se doit d’être au rendez-vous! Depuis quelque temps, la coopérative de solidarité les Ateliers du Ruisseau opèrent des ateliers d’artistes dans l’ancien édifice de la Légion Royale Canadienne au 135 rue Eddy dans le Vieux-Hull. Les artistes qui y œuvrent vous invitent à venir découvrir leurs espaces de travail et leurs projets en cours. Vous y trouverez notamment les artistes Javier Tejeda (qui a signé le visuel de l’événement), Geneviève-Audrey Mercier, Hugo Sabourin, Danielle Doucet, Cinthia Plouffe, Jonathan Fortier, Jenny McMaster, André St-Georges, Christine Joly, Aymara Alvarado Lang, Coco Simone Finken et Olivia Thiland.  

Les 10 et 11 novembre : Pièce 1-90 PERREAULT EST de Lionel Lehouillier à l’Espace René-Provost 

Dans cette pièce de théâtre documentaire biographique, le comédien et dramaturge Lionel Lehouillier plonge dans sa propre histoire de famille pour comprendre le mystère du décès de son grand-père. Avec 1-90 PERREAULT EST, l’artiste propose une incursion dans le monde du crime organisé en Abitibi en retraçant le passé de son grand-père Oscar Lehouillier, « un criminel endurci et un récidiviste notoire, » afin de comprendre l’histoire de sa vie. Assistez en primeur à ce laboratoire public organisé dans le cadre de la résidence de création 3e Œil de L’Avant-première.  

Jusqu’au 11 novembre : Exposition L’anti-musée : un anti-documentaire de Mathieu Copeland à la Galerie UQO 

À la fois un film et une exposition, L’anti-musée : un anti-documentaire se veut une continuation d’un processus entamé par le commissaire Mathieu Copeland, qui s’intéresse à la subversion du rôle traditionnel des expositions. Dans le film de Celine Fitzmaurice, produit par Copeland avec une narration du musicien et artiste Henry Rollins, on explore les effets de la pandémie sur les milieux de diffusion artistique et plus largement sur les idées préconçues sur le rôle de l’art dans une société capitaliste. L’exposition présente le film dans son intégralité, en plus d’œuvres de plusieurs artistes, incluant Stefan Brüggemann et Swetlana Heger, qui explorent les concepts de l’anti-art, l’anti-philosophie et l’anti-musique. 

Jusqu’au 12 novembre : Héritage, une exposition d’Annie Perreault au Centre d’action culturelle de la MRC de Papineau 

Bien plus qu’une simple exposition en arts visuels, Héritage de l’artiste multidisciplinaire de l’Outaouais Annie Perreault, est également une ode au militantisme environnemental de l’artiste. Vous aurez l’occasion de témoigner de la grande dextérité de l’artiste, que ce soit par l’entremise de ses sculptures fabriquées à partir de matières recyclées, ses tableaux multicolores qui incorporent les déchets du quotidien, ou bien même une projection qui fait appel à la réalité augmentée. Une « exposition traite de la nécessité de protéger la nature face à l’urgence climatique, mais d’une manière qui éblouit tant par la beauté du résultat que par la conscience de notre responsabilité ».  

Le jeudi 16 novembre : Spectacle de fin de résidence de de Charlotte L’Orage et d’iLenKa à l’Espace René-Provost 

Une rencontre fortunée lors du projet Express Motel de L’Avant-première entre l’artiste littéraire Charlotte L’Orage et le groupe musical iLenKa propulse le trio à poursuivre la collaboration lors d’une résidence de création avec la Maison des arts littéraires. Que ressortira de cet élan de création collective, où le trio cherchait à « explorer les liens entre les mots et les sonorités »? C’est à vous de découvrir lors de leur spectacle de fin de résidence à l’Espace René-Provost, qui sera suivi d’un entretien entre le public et les artistes.  

Le mercredi 22 novembre : Conférence de Raymond Ouimet sur les cinémas de l’Outaouais au Musée de l’Auberge Symmes 

 Cet automne le Musée de l’Auberge Symmes nous propose deux conférences portant sur les différentes facettes de l’histoire de Gatineau et de l’Outaouais. Suite à une conférence sur l’histoire des Allumettières, c’est maintenant le temps de plonger dans l’histoire des cinémas de l’Outaouais avec Raymond Ouimet, historien et fondateur de la revue d’archives, d’histoire et du patrimoine de l’Outaouais, Hier encore. Il y a une dizaine d’années, l’Outaouais comptait sept différents cinémas sur son territoire, et maintenant nous n’en avons que deux. Raison de plus pour mieux apprivoiser notre patrimoine cinématographique et soutenir les initiatives en cinéma qui existent toujours!  

Le mercredi 29 novembre : zouz et Totalement Sublime en concert au Minotaure 

Le trio zouz regroupe toute une brochette de musiciens bien connus de la scène musicale québécoise, incluant David Marchand, Francis Ledoux et Étienne Dupré, qui explorent multiples genres musicaux tels que le math rock, le noise, et le progressif, pour un résultat propre à eux. En attendant l’arrivée de leur deuxième album, qui devrait être lancé prochainement, ils seront de passage au Minotaure avec la formation électro-pop Totalement Sublime, un duo formé de Marc-Antoine Barbier (du groupe Choses Sauvages) et d’Élie Raymond (du groupe Foreign Diplomats).  

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Chaque mois, nous vous présentons un album à découvrir sur la plateforme de musique Bandcamp dans le cadre de leur initiative Bandcamp Fridays. Cette initiative vise à appuyer les musiciens et musiciennes en leur versant 100 % des recettes de ventes effectuées le premier vendredi de chaque mois.

Ce mois-ci, nous vous présentons l’autrice-compositrice-interprète folk Mia Kelly qui, malgré son jeune âge, laisse déjà une marque indéniable sur la scène musicale canadienne et internationale. En août dernier, elle s’est rendue à Kinshasa, en République démocratique du Congo, afin de représenter le Canada lors des Jeux de la francophonie, où elle s’est taillé une place dans la finale de la catégorie Chanson. Et ce mois-ci, elle lance une tournée de l’est canadien, accompagnée de l’auteur-compositeur-interprète gatinois Nick Loyer, qui passera par les maritimes et culminera ici à Gatineau le 8 décembre au Cabaret La Basoche dans le Vieux-Aylmer.

Le mois d’octobre marque également le premier anniversaire de son premier album solo, intitulé Garden Through the War. Réalisé avec le producteur ottavien Jim Bryson, qu’on connaît grâce à son travail avec Kathleen Edwards et The Tragically Hip, l’album récolte éloges et nominations, notamment pour album de l’année au Canadian Folk Music Awards.

Avec sa voix puissante et ses textes incisifs, rédigés en français et en anglais, Mia Kelly est d’une honnêteté rafraîchissante. Elle a fait ses preuves sur scène à plusieurs événements importants, dont le Bluesfest d’Ottawa, le FMG (Festival de Montgolfières de Gatineau) et le Blue Skies Music Festival, où elle brille grâce à une présence assumée et aisée et sa joie contagieuse. Avec autant d’ambition qu’elle a du talent, il n’est pas surprenant que Mia Kelly ait gagné le prix Jeune talent à la 23e édition des Culturiades. Ce n’est qu’un début pour ce grand talent d’ici et nous allons suivre sa carrière prometteuse de près.

Chaque mois, l’équipe du Pressoir est fidèle à son poste et vous aide à décortiquer les diverses options culturelles en Outaouais et faire des choix éclairés.

L’automne est arrivé et en plus de son merveilleux coloris, il amène également toute une panoplie de manifestations culturelles pour nous aider à accueillir le changement des saisons. À l’agenda : une exposition qui maille recherche et création, un duo entre art organique et opéra, une rencontre avec une autrice extraordinaire, une pièce documentaire sur un fléau social et agricole, un spectacle d’humour doux et provocant, un souper spectacle blues aux saveurs automnales, une collaboration théâtrale et musicale, et une projection d’un documentaire décortiquant des stéréotypes.

Voici les activités culturelles incontournables pour le mois d’octobre en Outaouais :

Jusqu’au 29 octobre : Exposition CRÉATION [TIRET] RECHERCHE de 2J2R au centre d’exposition Art-image

Brouillant les limites entre la recherche et la pratique, le duo 2J2R, composé de Jérémie Roussel et Jessica Ragazzini, tente d’abolir les « frontières entre la production artistique et la documentation » dans leur nouvelle exposition CRÉATION [TIRET] RECHERCHE. Présentée au centre d’exposition Art-image, l’exposition se veut une installation combinant textes, graphiques, papeterie, vidéo et même du mobilier, nous plongeant dans le processus de création et de recherche en commissariat. Fait inusité : les textes cités dans le cadre de la recherche sont tous disponibles à la bibliothèque Guy-Sanche avoisinante, si jamais vous cherchiez à approfondir votre propre création-recherche.

 

Le dimanche 1er octobre : Impressions végétales en musique avec Solange Bellemare et Frédérique Drolet à la Mairie de l’Ange-Gardien

Un projet collaboratif entre l’artiste textile Solange Bellemare et la soprano Frédérique Drolet, Impressions végétales en musique est également une activité participative qui vise la création d’une fresque textile et musicale. Depuis quelques semaines plusieurs participants se prêtent au travail de recherche multidisciplinaire des deux artistes en assistant à un processus de création avec l’artiste Solange Bellemare qui consiste en la cueillette de fleurs pour faire des impressions végétales sur tissu. Les résultats seront présentés dans une activité conviviale à la Mairie de l’Ange-Gardien où la soprano Frédérique Drolet chantera quelques arias d’opéra inspirées des œuvres.

Le samedi 7 octobre : Une autrice (extra) ordinaire avec Catherine Ethier à l’Espace René-Provost

Lancé en 2022 aux éditions Stanké, Une femme extraordinaire de Catherine Ethier « relate la chute libre d’une jeune trentenaire à qui tout réussit » et a connu un succès monstre au Québec. Retrouvez l’autrice en formule décontractée lors d’un entretien avec Julien Morissette dans une activité organisée par la Maison des arts littéraires. Pour l’occasion, on invite la comédienne Annie Cloutier à interpréter quelques passages du roman afin de nous plonger dans l’univers de l’autrice et chroniqueuse culturelle.

Le dimanche 8 octobre : Pièce Run de lait de Justin Laramée à la Salle Odyssée

La détresse psychologique dans l’industrie laitière ne semble pas comme le sujet le plus évident pour une pièce de théâtre, mais dramaturge, metteur en scène et comédien Justin Laramée semble avoir trouvé une façon de rendre le tout non seulement percutant et incisif, mais surtout drôle et humain. Dans cette pièce documentaire, Laramée tente de répondre aux questions : pourquoi avons-nous perdu la moitié des fermes laitières au Québec et pourquoi faisons-nous face à une épidémie de suicides dans le monde agricole ? Suite à des présentations aux plus importants théâtres du Québec, c’est au tour à la Salle Odyssée de la Maison de la culture de Gatineau d’accueillir cette œuvre essentielle.

Le vendredi 20 octobre : Mona de Grenoble présente Mes premières chaleurs à l’École Polyvalente Nicolas-Gatineau

Quoique la plupart des drag queens intègrent de l’humour dans leurs performances, Mona de Grenoble intègre plutôt l’art de la drag dans son spectacle d’humour. Avec son style « doux-provocant, » celle qui a récemment gagné la troisième saison de Big Brother Célébrités (en plus d’être le coup de cœur du public) amène son très populaire premier spectacle Mes premières chaleurs à Gatineau. Lors de sa première au Zoofest, qui lui a mérité deux supplémentaires, on loue « son humour cru et vulgaire à une originalité marginale qui lui est propre. »

Le vendredi 20 octobre : Souper-spectacle avec Mich and the Blues Bastards au Cabaret du Carrefour culturel ESTacade

Le Carrefour culturel ESTacade lance sa saison de soupers-spectacles avec le groupe Mich and the Blues Bastards pour une soirée en hommage aux géants du blues et du rock and roll, dont BB King, Muddy Waters et Stevie Ray Vaughan. La soirée débutera avec un souper aux saveurs automnales préparé par l’équipe du Bistro Montebello. Visitez le site du Carrefour culturel ESTacade pour découvrir l’ensemble de la programmation du Cabaret et les délices culinaires à venir.

Les 24 et 25 octobre : La papesse woke de José Claer et Yolande Laroche à DAÏMÔN

Résultat d’une résidence de création dans le cadre du projet 3e œil de L’Avant-première, La papesse woke est un projet théâtral multidisciplinaire combinant les talents de la musicienne Yolande Laroche et du poète et romancier José Claer. Incorporant projections et musique, la pièce explore la « dysphorie dont souffre notre réalité devenue invisible et un visible factice médiatisé à outrance ». On suit l’histoire d’un drag king qui gagne le concours télévisé « Pope of the World, » devenant ainsi la première papesse woke. Si on se fie aux talents respectifs des deux artistes, cette collaboration risque d’être aussi déjantée qu’elle est inspirante.

Le lundi 30 octobre : Ciné Jonction présente Le mythe de la femme noire d’Ayana O’Shun à La Filature

Gagnant du Prix du Jury Magnus-Isaacson aux RIDM, le documentaire Le mythe de la femme noire explore les stéréotypes entourant les femmes noires dans notre société, d’hier à aujourd’hui. Réalisé par la comédienne Ayana O’Shun, dans son deuxième documentaire, le film nous présente plusieurs femmes noires d’exception, incluant une commissaire, une professeure de philosophie et une rappeuse. Le film aborde différents enjeux de société auxquels elles font face, incluant le racisme institutionnel, le sexisme et le profilage racial. La critique salue notamment le montage efficace ainsi que la puissance des témoignages.

Bonne aventure culturelle ! Partagez vos expériences en identifiant Tout culture dans vos publications sur les réseaux sociaux. Vous pouvez nous trouver sur Facebook et Instagram.

Le Pressoir est une infolettre hebdomadaire qui porte un regard sur la scène culturelle à Gatineau-Ottawa et ses environs.

 

Chaque mois nous vous présentons un album à découvrir sur la plateforme de musique Bandcamp dans le cadre de leur initiative Bandcamp Fridays. Cette initiative vise à appuyer les musiciens et musiciennes en leur versant 100 % des recettes de ventes effectuées le premier vendredi de chaque mois.

Ce mois-ci nous vous présentons le producteur Simon Labelle, alias Réservoir, que vous connaissez peut-être comme un des fondateurs du collectif FAU MARDI ou bien comme le directeur artistique du Centre de production DAÏMÔN ainsi qu’un des initiateurs de l’initiative radiophonique éphémère et interdisciplinaire Radio-Hull, un des événements incontournables du mois de septembre choisit par Le Pressoir. Simon incarne différents alias pour ses divers projets, incluant Dolphin Dream Pyramids et Quoi qu’en diront les médias, et son projet Réservoir se base principalement sur des enregistrements sonores sur le terrain.

Le projet musical instrumental Réservoir

Réservoir est un projet de musique instrumentale inspiré de nos environs physiques, architecturaux ou naturels. Son EP, intitulé VHS.1, lancé en 2014, est inspiré de l’architecture brutaliste du complexe Portage. Incorporant des sonorités de la musique dub, les pièces sont plutôt sombres, voir lugubres, évoquant l’effet dévastateur qu’a eu la construction des édifices voués à la fonction publique sur le territoire de l’île de Hull ; un vidéoclip réalisé par Alexis Zeville accompagne parfaitement le morceau « Phase 1 ». Il continue en 2016 avec la sortie de l’album Brume sur la glace, un projet inspiré de l’hiver et du hockey, incorporant des enregistrements de patins sur glace, bâtons d’hockey et cris de joueurs. En 2020 il lance la pièce « Horizontal » sur la compilation EMINQC Vol. 3, une série d’albums mettant en vedettes des créations électroniques faites au Québec lancée par le label Unlog de Montréal.

Ce qui nous amène à son nouvel album La pêche aux ondines, paru le 19 avril dernier sur le label Jeunesse Cosmique, une maison de disque qui se veut « une alternative à toute responsabilité commerciale de nos jours ». On est toujours dans la musique instrumentale, mais on s’éloigne de la musique dub des sorties précédentes et on s’approche à un style plus ambient et plus léger, incorporant des sonorités plus douces. Enregistré lors d’un séjour dans un chalet dans les Laurentides, l’album est construit autour d’enregistrements de sons de la nature modulés pour en faire des compositions musicales. Lors d’un entretien avec Marika Bellavance à l’émission Les matins d’ici, Simon l’invite dans son studio au centre DAÏMÔN pour la plonger dans son univers. L’artiste lui montre non seulement comment son enregistrement se fait, mais aussi comment il manipule ensuite les sons dans le programme Ableton Live, pour les développer en chansons.

L’album évoque l’été au bord du lac dans la forêt avec ses journées longues et langoureuses. Ou, comme dit l’artiste, « je souhaitais que le sensoriel du temps et du lieu s’épanche dans les oreilles ; les idées qui tanguent quand on a passé l’après-midi en kayak, les motifs derrière nos paupières lorsque nos rétines sont marquées du scintillement des vagues, la chaleur du quai en bois sur la peau, les odeurs humides le lendemain d’un orage, l’ensemble choral du vivant. »

C’est en 1970 qu’a eu lieu les premières « célébrations » de la fierté à New York. Le défilé n’était pas tant une célébration, mais plutôt une marche commémorative soulignant le premier anniversaire des émeutes de Stonewall en 1969, en réponse à un raid violent de la police qui a eu lieu le 28 juin 1969 dans le Stonewall Inn, bar historique du quartier Greenwich Village à Manhattan. C’est 10 ans plus tard qu’a eu lieu la première parade de la fierté au Québec, organisée par la Brigade rose à Montréal, ne rassemblant que 52 personnes.

Photo : Martin Alarie – Agence QMI

Cette année, c’est plus de 450 000 personnes qui ont participé aux célébrations de la fierté à Montréal, une année record pour cette tradition estivale. De plus, on retrouve maintenant des défilés et des activités soulignant la fierté dans les quatre coins du pays et ici en Outaouais. Même si les personnes queers au Canada jouissent d’une acceptabilité sociale accrue, on note une recrudescence de crimes haineux envers les membres de la communauté LGBTQ2+ et les personnes racisées depuis quelques années. En fait, selon les données de Statistique Canada, « le nombre de crimes haineux déclarés par la police au pays avait augmenté de 27 % de 2020 à 2021, après un bond de 36 % l’année précédente » démontrant que les activités entourant la fierté sont toujours aussi pertinentes et nécessaires.

Quoique nos célébrations sont un peu plus modestes comparé à celles de la métropole québécoise, plusieurs organismes communautaires s’assurent que les communautés LGBTQ2+ de l’Outaouais se sentent représentées. En voici un aperçu :

Les activités organisées par Jeunesse Idem

Organisme communautaire fondé en 1995, Jeunesse Idem travaille à améliorer la qualité de vie des jeunes LGBTQ2+ de 7 à 35 ans grâce à ses services de soutien, ses événements et ses interventions dans le milieu. En plus de la levée du drapeau à la Maison du Citoyen de la Ville de Gatineau le vendredi 18 août, ils organisent une série d’événements au centre-ville célébrant la fierté culminant avec leur présence lors du défilé annuel à Ottawa le dimanche 27 août. Au calendrier, on retrouve notamment une projection du film Barbie au Cinéma 9 pour les 12 à 17 ans le lundi 21 août, une soirée queer au Minotaure le mercredi 23 août, et le Grand spectacle de drag à la Place Laval le vendredi 25 août.

L’heure du conte avec une drag queen avec la Maison des arts littéraires

Une collaboration entre Jeunesse Idem et la Maison des arts littéraires du Salon du livre de l’Outaouais, l’heure du conte avec une drag queen est un rendez-vous familial dans deux différentes bibliothèques de la ville. Lisant une sélection d’histoires encourageant l’ouverture et l’inclusion, LaDorris animera deux sessions par jour pour une activité qui plaira autant aux touts petits qu’aux ainés. Vous pourrez la trouver à la bibliothèque Guy-Sanche dans le secteur Gatineau le dimanche 20 août et à la bibliothèque Donalda-Charron dans le Plateau le samedi 26 août.

Fierté à la microbrasserie 5e Baron

Sur la rue principale dans le secteur Aylmer se retrouve la charmante microbrasserie 5e Baron. Cette année, en collaboration avec l’organisme Queering613, vous pourrez siroter une de leurs excellentes bières sur leur terrasse tout en participant à leurs célébrations de la fierté de midi à 17 h. À l’horaire, on retrouve un petit marché avec des entreprises locales telles que la Ferme SolAil, les vêtements Aylmer Apparel et la boutique de chandelles Nudie by Soja. Il aura également un spectacle par les drag queens Twyla et JD Merciii ainsi qu’une prestation musicale par le groupe Desert Island Big Band.

Les activités à Ottawa

Vous pourrez également sauter de l’autre côté de la rivière pour découvrir une panoplie d’activités organisées dans le cadre de la Fierté dans la capitale, incluant concours de drag, pique-nique familial, projections de films, panels, concerts, un festival de rue, et bien sûr le grand défilé annuel.

Peu importe votre âge ou vos goûts, vous trouverez une activité qui vous ressemble. Que vous soyez membre de la communauté LGBTQ2+ ou que vous soyez un.e allié.e, il est plus important que jamais d’être conscient des enjeux de nos frères et sœurs queers et de se montrer inclusifs envers eux et elles. La fierté ne dure qu’une semaine, mais la solidarité c’est à l’année !

L’arrivée du streaming a chamboulé toute une industrie, presque du jour au lendemain. Quoique ces plateformes, telles que Spotify, Apple Music, YouTube Music, etc., aient introduit une nouvelle ère de découvrabilité musicale (et de facilité d’écoute), ces changements ont largement été nocifs pour une grande majorité d’artistes. Pour chaque artiste propulsé à la tête des palmarès, une centaine ne se retrouvent qu’avec quelques sous versés en ristournes. Même si les PDG de ces plateformes et de certaines grandes maisons de disque, et leurs actionnaires, ont pu en tirer profit c’est loin d’être le cas pour les créateurs de la musique que ces plateformes hébergent.

« Le déséquilibre croissant entre le montant substantiel de la rémunération perçue par les plateformes de streaming, les grands labels et les distributeurs, et les revenus distribués aux créateurs et aux labels indépendants est devenu de plus en plus évident, exacerbant les inquiétudes des artistes et des créateurs quant à la possibilité de construire une carrière durable basée sur les revenus du streaming. »

Étude UNESCO intitulée Répartition des revenus et transformation dans la chaîne de valeur du streaming musical

Il existe plusieurs problèmes dans l’industrie du streaming, oui pour les artistes, mais aussi pour les services de streaming comme tels. Même si l’utilisation de celles-ci est à la hausse, ce n’est toujours pas le cas pour leurs revenus. Chez Spotify, selon La Presse, on enregistre un « bon record de ses utilisateurs actifs » mais « au deuxième trimestre de 2022, il avait perdu 194 millions d’euros » indiquant que la rentabilité de ces services reste toujours à prouver.

Ici à Tout culture, nous croyons que les artistes sont au centre de notre industrie, pas en périphérie. Nous ne sommes pas ici pour culpabiliser quiconque de leur utilisation de ces plateformes, mais nous vous encourageons plutôt d’en faire une utilisation saine et informée. Voilà pourquoi nous lançons aujourd’hui une nouvelle série explorant une initiative qui tente de rémunérer les artistes à leur juste valeur : les vendredis Bandcamp.

Qu’est-ce que Bandcamp ?

Depuis sa fondation en 2007, Bandcamp laisse les artistes et les maisons de disque le soin de décider eux-mêmes la valeur de leur musique. À la fois disquaire et plateforme de découverte musicale, Bandcamp est la meilleure façon de soutenir les musiciens directement. Elle offre aux artistes et aux maisons de disque une plus grande flexibilité sur la façon de présenter leur musique et plus de décider de leurs prix. En tant qu’amateur de musique, vous pouvez acheter la musique en format physique ou numérique, en plus de pouvoir télécharger vos achats en haute qualité aux formats MP3, FLAC et autres. Vous pouvez également appuyer vos artistes préférés en vous procurant des items de promotion ou en offrant un titre ou un album en cadeau.

Depuis 2022, la plateforme est passée entre les mains de l’entreprise de jeux vidéo Epic Games, connue pour avoir développé le très populaire jeu en ligne Fortnite. Ce que ceci signifie pour la plateforme jadis indépendante reste à voir, mais pour l’instant la mission semble demeurer la même. Sans vous demander d’abandonner les autres plateformes de streaming, on vous encourage à partir à la découverte d’une solution alternative qui redonne plus aux artistes et vous permet d’être propriétaire de votre musique, comme dans le bon vieux temps.

La découvrabilité vs la découverte

Les listes d’écoute sur les plateformes comme Spotify et Apple Music peuvent être un outil très puissant pour la découvrabilité de nouveaux artistes. Cependant, il peut être difficile de s’y tailler une place, surtout lorsque l’artiste est indépendant. De plus en plus, cet avantage est réservé aux artistes et maisons de disques qui sont prêts à couper dans leurs redevances pour l’inclusion sur ces listes. Bandcamp est propulsé par de vrais mélomanes et leur magazine Bandcamp Daily en est la preuve. Il regorge de recommandations et d’articles de fond, rédigés par des journalistes musicaux professionnels, sur des artistes qui ne reçoivent pas toujours l’attention des médias traditionnels. Si le facteur découvrabilité est peut-être moins prononcé avec Bandcamp, le facteur découverte de la plateforme dépasse de loin celui de ses compétiteurs.

L’initiative Bandcamp Fridays pour contrer les effets de la pandémie

Aux débuts de la pandémie, quand l’ensemble des occasions de partir en tournée ou de faire un spectacle ont soudainement disparu, Bandcamp a lancé son initiative Bandcamp Fridays. Le premier vendredi du mois, Bandcamp renonce à sa part des revenus et verse 100 % des recettes directement aux artistes. À ce jour, plus de 100 millions de dollars ont été versés aux artistes, qui sont principalement des musiciens indépendants. Pour connaître les dates des prochains vendredis Bandcamp, vous n’avez qu’à visiter le site web ludique isitbandcampfriday.com et vous aurez votre réponse.

Chaque mois, nous vous présenterons des artistes qui se retrouvent sur Bandcamp pour vous inciter à découvrir des musiciens d’ici et stimuler l’écosystème musical de l’Outaouais. Vous connaissez des artistes de l’Outaouais qu’on gagne à découvrir ? Dites-le-nous ! Nos oreilles sont grandes ouvertes. Entre-temps, on vous invite à trouver vos artistes préférés, suivre leur page, et peut-être même vous acheter un album.

par Le Pressoir

On ressent un élan, un vent de fraicheur, qui vient soutenir l’écosystème d’art visuel en Outaouais, et Benjamin Rodger s’en réjouit. Lui-même artiste visuel en art contemporain depuis plusieurs années, il porte plusieurs chapeaux au sein de la communauté culturelle, dont enseignant au département des arts du Cégep de l’Outaouais et président de la coopérative de solidarité Les Ateliers du Ruisseau. Ayant complété ses études en dehors de la région de l’Outaouais, notamment à Montréal à l’Université Concordia et à Nice en France à l’École nationale supérieure d’art de la Villa Arson, il est revenu s’installer à Gatineau en 2009 pour développer sa pratique.

Cumulant plus d’une douzaine d’expositions solo et près d’une trentaine d’expositions collectives ici et ailleurs, ses œuvres se retrouvent dans plusieurs collections permanentes, dont celle de la Ville d’Ottawa. Représenté par la Galerie St-Laurent + Hill, une importante institution située à Ottawa, son style évolue au fil des ans culminant en une signature visuelle propre à lui marquée par une palette de couleurs vibrante jumelée à des formes géantes. En parallèle, il occupe depuis plusieurs années la présidence d’une coopérative qui vise à construire un nouvel édifice dédié aux arts visuels sur la rue Morin au centre-ville de Gatineau. L’édifice des Ateliers du Ruisseau sera le plus important projet culturel en plus de 30 ans à Gatineau, répondant à un besoin criant des artistes visuels de la région. Celui-ci vient tout juste de recevoir l’aval du conseil municipal de la Ville de Gatineau, en plus d’une confirmation de financement de près de 35 millions de dollars. On peut dire que le projet n’a jamais été aussi proche d’accomplir son objectif, soit de créer 45 ateliers d’artistes et de construire un nouvel espace qui accueillera la Galerie Montcalm ainsi que la collection permanente de la Ville de Gatineau.

Nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec Benjamin Rodger pour discuter de cette belle annonce, d’explorer son parcours artistique et d’évaluer l’écosystème culturel de l’Outaouais.

Est-ce que la scène artistique en Outaouais a beaucoup changé depuis ton retour en 2009 ? De quelle façon ?

Je crois que les changements ne se sont pas faits de façon linéaire et qu’il y a eu plusieurs vagues successives de projets qui ont contribué à l’avancement du milieu des arts visuels. Certains des projets qui ont marqué le milieu depuis les quatorze dernières années n’existent plus. Je pense notamment aux événements de performance de Fait Maison, aux ateliers Le Temporaire et aux ateliers L’Entre-Deux et de leurs événements respectifs. Le regretté Festival de l’Outaouais émergent avait aussi un volet en arts visuels. Je sens qu’actuellement, et depuis quelques années, nous assistons à une mobilisation du milieu et que plusieurs projets sont en conception ou ont récemment vu le jour. La coopérative d’habitation pour artistes et travailleurs culturels, le projet de rénovation du Bâtiment 9, l’agrandissement de La Filature et bien sûr, Les Ateliers du Ruisseau font partie des projets structurants pour la région. Je sens aussi que l’appui de la ville est présent, non seulement avec les projets énumérés ci-dessus, mais aussi avec des initiatives comme le Sentier culturel et la Place Laval.

L’édifice qui abritait les ateliers temporaires L’Entre-Deux. Photo : Charles Regimbal.

Crois-tu qu’on doive aller dans une métropole comme Montréal pour faire carrière en tant qu’artiste ?

Si je croyais que je devrais être ailleurs, je ne serais pas ici ! C’est sûr que d’être dans une métropole offre certains avantages comme une plus grande variété de galeries et de centres d’artistes, plus d’accessibilité à des espaces de création, la proximité à d’autres artistes et les réseaux qui les supportent. Toutefois, je connais plusieurs artistes qui travaillent à Gatineau et exposent ailleurs. Nous avons l’avantage d’être collés à Ottawa, très près de Montréal et pas si loin de Toronto (où, plus d’un quart de tous les artistes au Canada habitent et travaillent !) donc nous ne sommes pas isolés ! C’était peut-être davantage le cas autrefois, mais l’internet a changé la donne ! Dans la dernière année, j’ai, entre autres, travaillé à contrat pour le Conseil des arts de l’Ontario basé à Toronto et donné des conférences à des groupes d’artistes un peu partout au Québec, et tout ça, dans mon bureau, derrière mon écran.

Comment est-ce que ton rôle en tant qu’enseignant informe ta pratique artistique ?

Je dis souvent en riant que maintenant que j’enseigne, je comprends finalement ce que mes profs essayaient de me dire quand j’étais étudiant ! Blague à part, il est vrai que devoir enseigner des notions, qu’elles soient d’ordre technique, historique ou conceptuel, fait en sorte que je dois non seulement réviser mes connaissances pour pouvoir bien les transmettre, mais je dois aussi me garder au courant de ce qui se fait dans le milieu des arts actuels pour pouvoir assurer la pertinence de ce que j’enseigne. Je crois ainsi qu’enseigner me permet de continuer à apprendre. Je suis au Cégep de l’Outaouais depuis déjà huit ans et certains de mes anciens étudiants ont des baccalauréats ou des maîtrises et sont maintenant impliqués dans le milieu des arts en Outaouais et je trouve ça super. Je pense que d’être enseignant m’incite à m’investir dans la communauté et vice versa.

Un aperçu des ateliers de l’artiste. Photo : courtoisie de l’artiste.

Tu as développé une signature visuelle assez définie, comment a-t-elle évolué à travers les années ?

En effet, malgré plusieurs changements au fil des ans, comme passer de la figuration à l’abstraction, j’ai continué à explorer des aspects formels semblables, donc, oui, ma signature visuelle est assez reconnaissable. Mon approche s’intéresse, entre autres, à la dichotomie fond-forme, à la théorie de la couleur ainsi qu’à la manipulation de la matière. Certains aspects du processus de création sont récurrents aussi : les motifs, les lignes et les taches sont dessinés puis méticuleusement découpés dans du ruban et peints au rouleau. Toutefois, les sujets abordés sont très variés. Pour ne citer que quelques exemples, dans la série J’ai vu l’homme invisible, mais lui ne m’a pas vu, j’abordais une non-rencontre avec Patrice Desbiens, l’auteur du recueil L’homme invisible/the invisible man, ouvrage important sur l’identité franco-ontarienne. Dans la série Nelligan, je me suis basé sur des motifs de papiers peints du 19e siècle, époque du célèbre poète, comme trame de fond. J’ai choisi de ne peindre que les mains et les visages comme le faisaient les artistes d’atelier au 19e siècle (le reste était peint par des assistants). Les toiles de la série Libre circulation étaient basées sur des œuvres littéraires, puisque l’exposition avait lieu en même temps que le Salon du livre. La série Manipulation traçait des parallèles entre l’utilisation des mains dans les peintures religieuses de la renaissance et la politique actuelle. L’œuvre Tu peux encore changer le monde a été créée en réponse à une conversation avec l’assistant de l’artiste américain Joseph Kosuth. Faite en néon, médium de prédilection de Kosuth, l’œuvre a été accrochée sur une reproduction du papier peint de l’appartement où la conversation a eu lieu. Plus récemment, les lignes dans les œuvres abstraites de la série Errances, sont en fait une accumulation de tracés GPS de marches faites pendant la pandémie.

Quelles seraient les conditions qui aideraient à retenir nos artistes en Outaouais ?

Tout d’abord, les artistes ont besoin d’un lieu pour créer. Actuellement, il n’y en a presque pas.   Avec les Ateliers du Ruisseau et l’initiative des ateliers temporaires, nous avons rajouté neuf ateliers occupés par treize artistes dans le centre-ville de Gatineau. Si l’on veut garder des artistes professionnels dans la région, il faut des ateliers à la hauteur de leurs ambitions. À mon avis, c’est la condition la plus importante, puisque plusieurs autres éléments vont découler du fait d’avoir une forte concentration d’artistes. Il faut aussi davantage de lieux de diffusion et de présentation et pour l’instant, ces lieux sont peu nombreux et presque inexistants lorsqu’il s’agit de galeries dédiées à la vente. Gatineau est, d’après les derniers chiffres publiés dans La Presse, la ville la plus chère où habiter et vivre au Québec. La ville offre déjà une subvention d’aide au loyer pour les ateliers d’artistes visuels et cet investissement est, sans contredit, essentiel pour que les artistes puissent se permettre de louer leur atelier. Je ne sais pas si je pourrais toujours louer le mien sans cet appui.

Une maquette du futur édifice des Ateliers du Ruisseau.

Justement, on vient d’annoncer l’appui officiel de la Ville de Gatineau envers le projet des Ateliers du Ruisseau, quelle est l’importance de ce projet pour la communauté artistique de l’Outaouais ?

C’est le projet culturel le plus important depuis la construction de la Maison de la culture de Gatineau il y a plus de trente ans ! C’est un investissement majeur pour le milieu des arts visuels et un projet unique en son genre au Québec et peut-être même au Canada ! La construction d’autant d’ateliers neufs, faits sur mesure et en consultation avec le milieu est sans précédent. Le bâtiment accueillera aussi la Galerie Montcalm ainsi que la collection d’œuvres d’art de la ville de Gatineau, qui est, soit dit en passant, l’une des plus importantes collections municipales d’œuvres d’art au Québec. De plus, le fait que la coopérative deviendra propriétaire de l’immeuble garantira la pérennité du projet et empêchera l’expulsion des artistes, comme on le voit trop souvent lorsque des immeubles qui abritent des ateliers sont vendus à des promoteurs ou à des spéculateurs. Les Ateliers du Ruisseau visent, entre autres, à créer les conditions propices à la rétention d’artistes et à devenir un point de rencontres et d’échanges pour les arts visuels, les arts médiatiques ainsi que pour les métiers d’arts.

Vue d’une récente exposition de l’artiste à la Galerie Montcalm. Photo : courtoisie de l’artiste.

Un incontournable culturel en Outaouais cet été ?

L’exposition XL présentée à AXENÉ07 jusqu’à la fin du mois de juillet en vaut le détour. C’est une exposition de groupe qui vise à souligner les 40 ans du centre d’artistes tout en étant un aperçu de ce qui se passe en art actuel en Outaouais.   Depuis le vernissage au mois de juin, il y a eu quelques soirées organisées dans le cadre de cette exposition (performances, discussions, fêtes) et je salue AXENÉ07 pour son initiative.

Une des œuvres de Benjamin Rodger est actuellement à l’affiche dans le cadre de l’exposition collective XL au centre d’artistes AXENÉO7, qu’on peut visiter gratuitement jusqu’au 29 juillet 2023.

par Le Pressoir

L’équipe du Pressoir est heureuse de pouvoir continuer à faire rayonner la culture en Outaouais avec ses Incontournables, maintenant sur Tout culture ! Chaque mois, l’équipe vous présentera sa sélection d’événements jugés incontournables se tenant sur l’ensemble du territoire de l’Outaouais, illuminant les talents d’ici et d’ailleurs. La saison estivale est toujours riche en activités extérieures et le mois de juillet en regorge, naturellement, mais l’équipe vous propose également quelques sorties intérieures pour les journées moins clémentes ou pour se réfugier du soleil. Donc, sortez vos calepins et prenez note de nos activités culturelles incontournables pour le mois de juillet en Outaouais :

Fond bleu avec texte jaune indiquant "Gala d'humour avec Rita Baga et ses invité.e.s" avec photos de la drag queen Rita Baga et des humoristes invités.

Le mercredi 5 juillet : Gala d’humour avec Rita Baga et ses invité.e.s à la salle Odyssée

Vous la connaissez comme la drag queen du peuple, ayant participé aux premières saisons de Canada’s Drag Race et Big Brother Célébrités, mais depuis quelques années Rita Baga s’impose comme une humoriste aguerrie sur la scène québécoise. Suite à une carte blanche au festival Juste pour rire avec Jean-Thomas Jobin à Montréal en 2021, la revoici sur scène avec un gala d’humour présenté à la salle Odyssée dans le cadre du Festival d’humour de Gatineau. Cette fois-ci elle sera accompagnée de plusieurs noms bien connus de l’humour pour une soirée haute en couleur et en rires (du moins, on l’espère). On retrouvera notamment Mélanie Ghanimé, qu’on reconnaît grâce à sa série de balado Mélanie consulte ! ainsi que son deuxième spectacle solo MIXTE. On retrouvera également l’humoriste-chanteuse-productrice Tranna Wintour, l’humoriste franco-québécois Eddy King, Maude Landry, présentement en tournée de son premier one-woman-show L’involution !, ainsi que l’humoriste et romancier Sam Cyr.

Du 12 au 22 juillet : le Fâcheux Théâtre présente La Princesse d’Élide au Parc Fontaine

Tradition estivale toujours appréciée, Molière dans le Parc du Fâcheux Théâtre est de retour cet été et nous propose son interprétation de la pièce La Princesse d’Élide au parc Fontaine dans le secteur Hull. Cette comédie galante inachevée de Molière, représentée pour la première fois à Versailles en 1664 dans le cadre de la fête des Plaisirs de l’Île enchantée, raconte l’histoire d’une princesse qui résiste à l’idée du mariage et du prince qui réussira peut-être à la séduire en feignant l’indifférence. En plus de ses représentations au parc Fontaine, La Princesse d’Élide sera également présentée :

Préparez vos chaises et vos couvertures, c’est un rendez-vous signé Molière dans les parcs de Gatineau !

Les samedis en juillet : la programmation musicale à Propulsion Scène

Niché dans le secteur Vieux-Gatineau, Propulsion Scène est un projet communautaire et culturel qui propose un lieu de rassemblement et d’animation. Pour le mois de juillet l’équipe de Propulsion Scène vous propose trois concerts très différents mettant en vedette des artistes de la relève, tous en provenance de l’Outaouais :

Jusqu’au 29 juillet : AXENÉO7 fête ses 40 ans en version XL

Fidèle à son modus operandi, le centre d’artistes AXENÉO7 célèbre son quarantième anniversaire de façon éclatée, réfléchie et diversifiée.

D’abord, l’exposition collective XL, à l’affiche depuis le 7 juin dernier, présente les œuvres de plus de trente artistes d’Ottawa-Gatineau. Presque l’entièreté des murs, et même l’intérieur de certains murs, est consacrée aux talents d’artistes qui ont façonné les quatre dernières décennies de ce centre d’artistes indépendant. Ayant déjà eu le plaisir de visiter cette exposition expansive lors de son ouverture, nous allons profiter des prochaines semaines pour nous en imprégner plus attentivement avant qu’elle se termine le 29 juillet.

Ensuite, le centre présentera une série de Salons, dont le premier aura lieu le 12 juillet. Ces soupers artistiques invitent public, chercheurs et artistes à réfléchir autour d’un thème. Le thème du Salon #1 est celui de l’interprétation et on invite Mélanie Boucher, Lauranne Faubert-Guay, Pierre-Antoine Lafon Simard et Marc A. Reinhardt en plus de performances de Ben Compton, Florence Simard et Colas Eko et une soirée dansante en clôture.

Vous pouvez trouver tous les détails des célébrations du 40e anniversaire sur le site web de l’organisme en plus de découvrir le projet spécial d’identité visuelle signée par l’artiste Maxime B. Huneault.

Jusqu’au 11 août : les Rendez-vous probables de L’Avant-première sur la rue Laval

Le centre des arts vivants L’Avant-première présente la deuxième édition des Rendez-vous probables, une série de collaborations inhabituelles entre les arts médiatiques, la musique, la danse et les arts de la rue. Tous les vendredis dès 18 h jusqu’au 11 août partez à la découverte de talents inédits dans le secteur piétonnier de la rue Laval. À la programmation du mois de juillet on retrouve :

Les Rendez-vous probables sont une façon parfaite de débuter la soirée avant de profiter de l’offre culinaire et culturelle du centre-ville !

Jusqu’au 13 août : la série musicale Impromptus au Parc de L’Imaginaire

Lancée en 2021, la série musicale Impromptus est de retour au parc de L’Imaginaire pour faire vibrer le secteur Aylmer tout l’été. Cette année on invite la bâtisseuse communautaire Pearly à présenter cinq différents concerts extérieurs dans le magnifique parc de L’Imaginaire aux abords de la Marina d’Aylmer. Deux concerts sont déjà passés, incluant une soirée avec Aspects en concert avec sa fille Illiyah Rose ainsi qu’une prestation reggae et néo-soul avec Paula C, mais la série nous réserve encore trois spectacles dont deux en juillet :

Arrivez un peu plus tôt et profitez de votre passage pour visiter l’exposition Rasanblaj de Michaëlle Sergile présentée à L’Imagier jusqu’au 1er octobre.

© Société Histoire de Buckingham

Jusqu’au 31 août : les jeudis émergents au parc du Landing à Buckingham

Endroit pittoresque aux abords de la Lièvre, le parc du Landing à Buckingham offre une scène à couper le souffle où vous pourrez découvrir les nouveaux talents de l’Outaouais grâce à la série des jeudis émergents de la Ville de Gatineau. Tous les jeudis d’ici la fin de l’été profitez d’une vue imprenable lors du coucher de soleil pour vous laisser entraîner par la prouesse musicale des artistes suivants :

Arrivez tôt pour réserver votre place et partez à la découverte de ce merveilleux site patrimonial.

On se revoit le mois prochain pour nos Incontournables du mois d’août

Bonne aventure culturelle ! Partagez vos expériences en identifiant Tout culture dans vos publications sur les réseaux sociaux, vous pouvez nous trouver sur Facebook et Instagram.

par Le Pressoir

Étoile montante de la scène musicale québécoise, l’auteure-compositrice-interprète gatinoise Sofia Duhaime ne cesse de cumuler les bonnes nouvelles ces derniers temps. D’abord, elle signe avec la maison de disques montréalaise La Maison Mère aux côtés d’artistes tels que Sarahmée et Léonie Gray, propulsant sa carrière déjà bien entamée malgré ses 20 ans. Et, suite à sa nomination comme nouvelle artiste de l’année au Prix de la Musique de la Capitale 2023, elle annonce être demi-finaliste au Grand Concours Hydro-Québec du Festival international de la chanson de Granby, où elle affrontera 23 autres artistes de la relève au mois d’août prochain. Finalement, elle ouvrira le bal le vendredi 23 juin prochain lors de la Fête nationale du Québec à Gatineau accompagnée sur scène par Ariane Roy, récemment consacrée Révélation de l’année à l’ADISQ 2022, et icône de la chanson québécoise, Paul Piché.

Collage d'un enfant dans un champ de lavande devant une lune orange. On peut lire le texte Sofia Duhaime L'enfant.

Tout ceci  arrive après une année déjà chargée, marquée par la sortie de son premier EP, intitulé L’enfant, paru en octobre dernier, ainsi qu’une prestation à la 29e édition du concours Ma première Place des Arts à Montréal. Partageant son temps entre Montréal, où elle poursuit des études en cinéma à l’Université Concordia, et sa ville natale Gatineau, l’artiste maintient la cadence avec l’aisance d’une professionnelle aiguisée tout en maintenant une humilité et candeur rafraîchissante. Nous nous sommes entretenus avec elle afin de discuter de l’importance de sa région natale, l’impact de ses études en cinéma sur sa création musicale, et comment l’écosystème artistique et musical de l’Outaouais peut continuer à évoluer.

Quelle est l’importance de l’Outaouais dans ton processus créatif ? 

Grandir à Gatineau a vraiment influencé la direction de ma musique. Être entourée d’éléments naturels comme la rivière des Outaouais et le parc de la Gatineau m’a beaucoup inspirée puisque j’y ai passé beaucoup de temps, surtout quand j’avais besoin d’une pause ou de me déconnecter du stress du vrai monde. On peut entendre des petites références dans ma musique, comme « Nature’s Daughter », qui m’a été inspirée [sic] en me baignant dans la rivière à Wakefield. Aussi, cette région est très bilingue, alors les personnes et les thèmes qui m’inspirent se présentent en français et en anglais. Être aussi proche d’Ottawa, ça veut aussi dire avoir des publics anglophones, et j’ai toujours trouvé que j’étais super bien bien reçue autant au Québec qu’en Ontario.

Tes textes sont parfois en français, parfois en anglais, comment décider quelle langue choisir ?

La langue d’écriture, ça c’est pas mon choix! Malgré le fait que je suis fière de me présenter comme une artiste francophone, l’inspiration c’est vraiment quelque chose d’incontrôlable et donc des fois les chansons me viennent en anglais. Mon anglais s’est beaucoup amélioré, et vivre avec deux langues, ça se traduit avec des chansons en deux langues!  Je crois que ça a vraiment enrichi mon écriture, parce que je peux m’inspirer d’une grande variété d’artistes. Donc bref, je fais jamais le choix explicitement, mais quand une langue se présente, je l’accepte à bras ouverts. J’ai jamais écrit de chansons bilingues, mais je n’y suis pas fermée!

Comment est-ce que tes études en cinéma ont eu un impact sur ta création musicale ?

J’ai toujours touché à plusieurs sphères de l’art, souvent en même temps. Pour moi, la musique et la vidéo font un très beau duo. Quand j’écris une chanson, j’ai souvent un narratif qui m’apparaît en image, et donc j’ai déjà des idées de vidéoclips ou de photos. Étudier en cinéma et être exposée à tellement d’histoires, d’émotions et de visuels intéressants, ça m’inspire plus tard quand j’écris. Je les vois comme un tout, deux médiums qui peuvent raconter une histoire et j’aimerais beaucoup créer des clips qui supporteront et complèteront les histoires que je raconte.

Est-ce que c’est significatif pour toi de jouer au spectacle de la Fête nationale à Gatineau et quels sont tes meilleurs souvenirs de la Fête nationale ?

Oui!!! C’est un immense honneur et une magnifique opportunité de pouvoir jouer dans ma ville pour un événement  aussi important. J’y ai pas vraiment cru quand j’ai reçu la demande de jouer avant Ariane Roy et Paul Piché, deux artistes que j’admire beaucoup.  En tant que spectatrice, j’ai toujours adoré aller voir les shows de la St-Jean. L’atmosphère est toujours fébrile! Je me souviens d’avoir joué sur une petite scène à Aylmer pour la St-Jean il y a 5 ans déjà; Sofia de secondaire 4 capoterait si je lui disais où on est rendue. C’est une super reconnaissance de ma région et j’ai hâte de représenter la francophonie et les artistes québécois.

Photo de groupe des semi-finalistes au Grand concours du Festival international de la chanson de Granby

Comment décrirais-tu l’expérience d’être demi-finaliste Grand Concours Hydro-Québec du Festival international de la chanson de Granby ? 

Je suis absolument choyée de faire le FICG cette année. J’avais auditionnée pour une première fois l’année passée sans succès. J’avais reçu des supers commentaires! Depuis, j’ai fait des dizaines de shows, j’ai lancé un EP et j’ai beaucoup gagné en confiance et en expérience. J’ai donc été heureuse (et un peu surprise quand même) quand j’ai reçu la bonne nouvelle. C’était comme une confirmation que tous mes efforts en ont valu la peine! On a passé une magnifique première semaine à Granby afin de tous se rencontrer entre les demi-finalistes et c’était génial! Tout le monde est talentueux, généreux et sympathique. J’ai hâte d’avoir la chance de partager ça avec eux, de recevoir pleins de formations sur le métier et, évidemment, de performer sur la belle scène du Palace de Granby en compagnie de musiciens et d’un directeur musical incroyables.

Quels sont les avantages de pouvoir partager ton temps entre Montréal et l’Outaouais ? 

Cette dernière année a été assez mouvementée entre Montréal et Gatineau, mais je ne pourrais pas demander mieux. La grande ville m’a offert pleins d’amis en musique, mais aussi des opportunités qui s’offrent seulement quand on est au cœur de l’action. Par contre, je suis super souvent à Gatineau pour ma famille, mes amis, et la communauté artistique qui est toujours là pour moi. À Gatineau, je performe à des endroits auxquels je suis vraiment attachée et où j’ai vu mes propres idoles performer. Ce mélange entre la ville et la maison m’aide beaucoup à rester motivée. Je découvre la complexité de l’industrie tout en sachant que chez moi, je suis toujours la bienvenue.

Comment décrirais-tu l’impact d’avoir signé avec La Maison Mère sur le développement de ta carrière ?

Je suis vraiment (trop) excitée pour ce qu’on prépare avec La Maison Mère. Je ne voyais pas ça dans mes plans rapprochés, être signée avec une maison de disques! Mais leurs conseils et leur expérience ont vraiment connecté avec mes buts. Je n’ai plus besoin de faire d’essai-erreur et d’espérer deviner la bonne réponse. Aussi, organiser mes emails, booker des spectacles et gérer la bureaucratie de la vie d’artiste a commencé à limiter le temps que je passais à écrire, à composer et à faire ce que j’aimais. Avec leur support, je peux maintenant me concentrer là-dessus et me rapprocher de mes prochains buts. Je prévois un premier album, des spectacles et pleins d’autres projets excitants que je n’aurais pas pu faire aussi bien, ou aussi rapidement sans cette équipe !

Que crois-tu qu’il manque à l’écosystème musical en Outaouais et comment penses-tu qu’on pourrait l’améliorer ? 

L’Outaouais est une région pleine de support et d’espoir en la relève. Ça, je l’ai compris bien rapidement avec des événements comme Secondaire et Cégeps en Spectacle ! Je me suis toujours sentie très encouragée, mais je crois que la scène de l’Outaouais pourrait s’agrandir encore plus ! J’ai vu plusieurs initiatives cette année que j’ai adorées comme les festivals sur la rue principale d’Aylmer et dans le Vieux-Hull, et je crois qu’on devrait suivre ce mouvement. Du public et des artistes, il y en a en Outaouais ! Je crois qu’il faut simplement investir dans notre communauté, se rassembler, encourager les artistes et les rémunérer justement afin qu’ils ne ressentent pas le besoin d’aller chercher plus loin.

À quoi le public peut-il s’attendre de toi lors du spectacle de la Fête nationale du Québec à Gatineau ? 

J’ai super hâte de performer vendredi ! Je présente que mes chansons en français, certaines qui sont sorties et plusieurs petites nouvelles ! Je vais bien sûr m’accompagner de la guitare et de ma très chère autoharpe pour créer une ambiance chaleureuse et rassembleuse. J’ai peut-être même planifié de rendre hommage à l’un de nos artistes québécois préférés !

Affiche bleue avec le texte Paul Piché, Ariane Roy et Sofia Duhaime faisant la promotion du spectacle de la Fête nationale du Québec de Gatineau

Sofia Duhaime sera en spectacle lors de la grande célébration gratuite de la Fête nationale du Québec à Gatineau le vendredi 23 juin au centre-ville sur la rue Laval avec Paul Piché et Ariane Roy. Découvrez tous les détails dans notre calendrier d’événements.